Une Vie, une Histoire!

Déjà très jeune, sevré par mère, cette dernière me berçait au rythme et au chant francophones du fait de son timbre vocal qui fit de moi un être à part entière et fervent défenseur des idéaux de la francophonie. Je peux affirmer au risque de me tromper que c'est un mariage de longue haleine dont l’attachement m’a servi de forger ma personnalité sur le plan national qu’international.
La francophonie est le berceau de mes premiers pas scolaire et académique car je me souviens de mes premiers pas en classe au cours préparatoire première années (CP1). Où chaque soir, avant le gong ( la sonnerie traditionnelle), il fallait déployer un récital de chant, de poésie et de l'alphabet. Bref, mémoriser ses vingt six lettres, et déterminer la nature de ces lettres. Mais à ce temps, se n'était pas chose aisée. Quel âge avais-je à cette époque? Je ne m'en souviens plus avec exactitude. Mais ce que je sais c'est que les choses étaient beaux dans un monde feutré de bonne images, un monde où tout était parfait dans le meilleur de monde possible, le monde de Candide de Voltaire où toute chose me paraissais à la perfection ( un monde de convivialité, un monde où la nature était entièrement soumise à mes caprice d’enfant). Je n’avais jamais imaginé que la vie serait difficile un jour, car j’étais un enfant comblé et gâté par mes parents.

Dans mon esprit, comme celui de condisciple de classe, nous attachons du prix au respect de la patrie gabonaise, on nous disait à l’école qu’elle était comme notre mère, mais j’étais curieux et me demandais à quoi elle ressemblait cette seconde mère qui veut prendre la place ma très chère maman. Les moniteurs nous lassaient entendre que la patrie est le pays où l’on né, dont on est citoyen. A cela, nous devons chaque matin avant d’entrer en classe chanter l'hymne national de mon pays, la concorde écrite par le défunt Georges Aleka DAMAS (Des bords de l'Océan au cœur de la forêt, Demeurons vigilants, sans faiblesse et sans haine ! Autour de ce drapeau, qui vers l'honneur nous mène, Saluons la Patrie et chantons sans arrêt… ).
En ce temps, on cultivait l'esprit du patriotisme, du bon citoyen et de l'être au sein de sa communauté. La jeunesse était sacrée, les pères, les mères avaient un regard et un accent et un amour assez extraordinaire pour leur progéniture. Les enfants que nous étions étaient éduqués, nous avons eu le sens de l'honneur et de la dignité, le respect d'autrui. Et le respect des parents et de nos aînés.

Le lieu de souvenir dont je me souviendrai toute mon existence

Lambaréné, la ville du Grand Blanc; la ville du Docteur Albert SCHEITZER. Je porte cette ville dans mon cœur, je m'en souviens des grands dimanches d’église, des parties de pêche où mon père, son ami et moi, nous allions tous les trois sur le grand fleuve nommé « Ogooué » , si rapide, si profond, et si dense. A bord d'un grand zodiaque pneumatique, nous allions sauvent très tôt les matins. La veille, mon père et son ami apprêtaient tout ce qu'il fallait pour que ladite partie de pêche soit belle et fantastique dans l'ensemble.
Une fois tout réunis, nous nous embarquons dans la voiture de mon père à destination du débarcadère de l'a Société d’Eau et d’Energie du Gabon (SEEG) où nous emprunterions le zodiaque pour l’Ogooué. Voir cet engin produire les vagues ça me procurait une distraction assurée car je pouvais toucher avec mes mains ces vagues que notre zodiaque produisait, c’étais magnifique on pourrait croire que nous étions sur un piédestal marin du Commandant COUSTEAU. Eprouver une sensation lorsque le poisson mord l’appât, quelle sensation inoubliable de le voir s’agiter lorsqu’il est gaffé par l’hameçon à vingt mettre de notre pirogue furent hyper extraordinaire ces instants là. C’étaient de bonnes parties des pêche bien remplie car nous pouvions rentrer à la maison avec trente kilos chacun de poissons divers d’eau douce. Aux alentours, amis et voisins venaient admirer le produit de notre partie de pêche, avec des acclamations chacun avait quelque chose à sortire de ses deux lèves.

Situé à l'Ouest du Gabon, dans la région du Moyen Ogooué, à 246 kilomètres de Libreville, la capitale régionale de Lambaréné et ses lacs reste une destination incontournable au Gabon. Lambaréné est mondialement connu grâce à l'Hôpital du Docteur Schweitzer. L'Hôpital fût créé en 1924, et se visitent à l'aide d'un guide, notamment dans le cadre touristique car les logements de la coloniale sont encore là et formidablement entretenu par les organismes internationaux tels l’OMS et des associations de bienfaisance nationale et internationale. Ce site a été transformée en Musée. Entre vallées, forêts et savane, l'Ogooué offre de multiples rivières aux cours irréguliers présentant de belles chutes paradisiaques.