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| Gabon: Le marché de la route, une véritable mafiafrique? Début d'une enquete... |
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de l'info : Thanguy NZUE OBAME |
| Posté par thanguy
le lundi 31 mars 2008.
Modéré le lundi 31 mars 2008
nombre de visites: 725
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Pour les uns,le problème de la route gabonaise serait un véritable casse tete, pour d'autres, il s'agirait plus d' une véritable mafia organisée entre les puissances occidentales et certains barons du régime qui trouvent là, une source d'enrichissement illicite ...
Entre les ministères des Travaux publics, de l’Economie et des Finances et les responsables du Fonds d’entretien routier (FER I et II), les entreprises de contruction et d'entretien de la route, les inspecteurs et controleurs des travaux, le dossier de la route est apprécié diversement.
Officiellement, la route serait un "CASSE-TETE gouvernemental" . Officieusement, elle serait une des vaches grasses à lait qui alimentent les caisses de la mafiarique.
La route troublerait le sommeil des différents Cabinets des différents Premier Ministre...
Pour l'opinion nationale ce ne sont pas les vives critiques devant la détérioration avancée du réseau routier, ceci malgré les sommes importantes dégagées, qui manquent.
Il faut alors tenter de comprendre le phénomème , j'allais dire le mystère bde la route su Gabon. C'est cette enquete nous entamons aujourd'hui.
Nous y reviendrons progrssivement.
Néanmoins , Nous nous posons déjà certaines questions:
Qui est Responsable de la construction des routes au Gabon?
A en croire fort justement l'analyse ci-dessous tirée du journal "l'Union", c'est avant tout à l'exécutif gabonais de faire la route, et au parlement d'en controler l'exécution... Et le quotidien gabonais ne se trompe pas lorsqu'il fait l'analyse que je vous propose ci-dessous:
"L'enjeu économique de la route est d'autant plus réel qu'il revient à l'Exécutif, d'abord, de développer, d'une manière générale, le secteur des infrastructures de transport. Au Gabon, rappelons-le encore, l'histoire de fa construction des infrastructures de communication est récente, en raison du choix du colonisateur français qui avait privilégié, à cet égard, le territoire voisin du Congo, parce que capitale de l'Afrique équatoriale française (AEF).
Ainsi, la construction des premières routes remonte-t-elle au lendemain de la seconde guerre mondiale (1939-1945). L'on peut penser que le développement du secteur routier a beaucoup souffert de la construction du chemin de fer, qui a absorbé beaucoup de ressources financières, puisque pendant sa période de lancement et de construction (1971/1988), le chemin de fer a, en effet, absorbé 885 milliards de francs, soit 66% des investissements publics consacrés à l'ensemble des infrastructures de transport, lesquels investissements s'élevaient à 1335 milliards.
RESPONSABILITE
Mais cette infrastructure a toute son importance. Car, même si l'on avait mis l'argent du chemin de fer pour construire les routes, elles se seraient aussi dégradées par manque d'entretien. En 1998, pour l'aménagement routier, la part des investissements publics a atteint les 50 milliards de francs. Ce montant ne comprend pas les dépenses liées à entretien du réseau qui était de l'ordre de 6 à 7 milliards de francs par an jusqu'en 1997, lorsque le Fonds d'entretien routier (FER) a été mis en place.
Au demeurant, à défaut d'en construire d'autres, l'entretien des routes existantes ne doit pas seulement être un enjeu politique comme cela semble se remarquer aujourd'hui, avec des programmes orientés vers des zones où résident les grosses légumes de la République et effectués sur les mêmes axes.
L'on devrait plutôt chercher à améliorer les voies où le trafic est plus ou moins dense, ainsi que celles qui sont susceptibles de voir les flux augmenter. Dans les années 1991, le trafic dépassait les 400 véhicules/jour sur les routes bitumées et 100 sur les voies latéritées.
L'amélioration de ces deux catégories de routes aurait permis d'augmenter ce trafic. Entre 1990 et 1993, la Banque mondiale avait financé des travaux routiers, appuyant ainsi les efforts du gouvernement dans la conduite de ses programmes d'entretien routier.
Mais après cette période, les opérations y relatives se sont brusquement arrêtées, ne reprenant qu'entre 2000 et 2001. La principale raison de cette situation serait l'insuffisance de financement.
Pour y remédier, il a été justement créé le FER, structure qui devait garantir la disponibilité effective des ressources budgétaires nécessaires à l'entretien régulier des routes. Ce fonds devait être approvisionné à partir des recettes budgétaires.
Mais entre 1997 et 2004, apprend-on, le FER n'a bénéficié que de 25% de ses ressources (à peu près 6 milliards par an) sur les 24 milliards de francs prévus annuellement. Cette enveloppe, qui correspond environ à 2% du budget d'investissement de l'Etat, n'aurait été versée intégralement que depuis 2004.
Mais elle demeure moins importante que celle des pays comme le Maroc, qui accorde 15% de son budget au secteur de la route. Les besoins financiers pour l'entretien routier sont estimés à 100 milliards de francs par an.
Si l'on apprécie le choix prioritaire accordé au paiement de la dette extérieure du Gabon, l'on est, néanmoins, en droit de se demander si, à partir des plus-values pétrolières, on ne peut pas renforcer le budget annuel du Fonds d'entretien routier jusqu'à 100 milliards de francs.
L'on est aussi en droit de se demander si, en augmentant son budget d'investissement, le ministère des Travaux publics peut réellement apporter des solutions au sempiternel problème de la route. Qui décide des axes routiers à entretenir prioritairement et des budgets à accorder à cette tâche ?
A ce qu'il semble, le mauvais état des routes de notre pays est une responsabilité collective. Le gouvernement en est le premier responsable, dans la mesure où il n'a pas su conduire ses politiques d'entretien routier, d'urbanisation et de décaissement de ressources financières suffisantes.
Ensuite, le Parlement qui ne joue pas convenablement sa mission de contrôleur de l'action gouvernementale. D'autres parties sont également concernées par ce problème, notamment le Conseil économique et social, les collectivités locales, l'incivisme des opérateurs économiques installés le long des routes, etc."
Qui doit en controler l'exécution des travaux ?
Qui doit l'entretenir?
Quelles sont les entreprises qui sont chargées de construire la route?
A qui appartiennent-elles?
Autant de questions qui méritent des réponses.
Vous pourriez d'ailleurs contribuer à nous aider à obtenir les réponses à certaines de ces qusetions...
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