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jeudi 04 décembre 2008
Gabon : Célébration des Journées Mondiales de l’Eau, des Consommateurs, Effets de la mondialisation ou Besoin de distraction?

  
Source de l'info : Thanguy
Posté par thanguy le samedi 22 mars 2008. Modéré le samedi 22 mars 2008 nombre de visites: 360
L’eau potable reste une denrée très rare pour la majorité de la population gabonaise. De Libreville à Franceville, Pana, Makokou, Tchibanga , Ndéndé… la liste est longue, très longue. Le Ministère des Mines, en charge des questions relatives à l’eau, semble plus préoccupé par des questions relatives à la recherche pétrolière, au fer, au manganèse qu’au problème du ravitaillement des populations en eau potable.

Le consommateur gabonais n’a visiblement aucun droit. Il ne semble pas connaître ses droits. A vrai dire, il ne semble rien faire, du moins pas suffisamment, pour les défendre.

Que vous soyez client de la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG), de la Banque Internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon, (BICIG), de la société d’Energie et d’eau du Gabon, (SEEG), d’une des trois sociétés de communication Celtel, Moov et Libertis, c’est vous le dindon de la farce. Parce que personne vous prendra au sérieux : vous n’avez que des devoirs, celui de payer, un point c’est tout. L’eau, l’électricité, les communications téléphoniques, les guichets automatiques de banques, les pannes intempestives des trains… vous sont imposés. Aucune communication en amont ou aval, aucune explication, aucun dédommagement n’est possible. Aucune réparation du préjudice causé n’est point envisagé.

Le consommateur que le ministère des finances prétend célébrer ce jour, est une véritable victime du système mafieux des entreprises qui exercent au Gabon, et visiblement avec la complicité de l’Etat gabonais, et dans le cas d’espèce des ministères des finances ou encore de celui des Mines qui, loin de protéger la population gabonaise, principal consommateur, sont en réalité les premiers à bafouer les droits de cette dernière. Cela peut aisément se comprendre, car il est de nos jours difficile de faire la différence entre l’Etat puissance publique et les entreprises privées, prestataires de services, tant les mêmes dirigeants seraient les véritables propriétaires des dites entreprises. Sous d’autres cieux, on parlerait de véritable mafia, voir de corruption.

Que nos gouvernants aient plus d’inspiration pour résoudre les problèmes de la population gabonaise : ces discours qu’ils prononcent à longueur de journée à l’occasion des différentes journées internationales ne soient plus l’occasion de venir planer à l’écran. Discours souvent creux et inadaptés aux réalités du pays. Ces discours ne sont que du simple bluff, un geste pour faire comme les autres, une simple formalité.

Le gouvernement dit de Mission aurait-il pour « Mission » de distraire les gabonais? : c’est ce qui est visiblement le cas avec d’une part des conditions de vie et d’existence qui se dégradent au jour le jour pour les 95% de la population et une poignée de gabonais qui se saisit des médias pour distraire davantage cette population en quête d’un mieux vivre, d’un minimum vital, avec des discours d’une autre époque et des jeux de hasard télévisés pour de plus en plus faire oublier à ce peuple sa véritable condition.





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