Je n'ai pas suffisamment de force pour lutter contre le fléau des enfants abandonnés, mais ce je continuerai à faire ce qui est à mon pouvoir pour m'élever contre ce phénomène. A Libreville où je réside, il existe des sites où se retrouvent des enfants qui n’ont ni toit, ni vêtements, ni nourriture… ni parents qui y tiennent encore… Dans la nuit, si l’on fait un tour vers la zone dénommée ‘‘poste en ville’’, l’échangeur de la gare routière, rio, akébé ou l’ancien dowé par exemple, vous verrez de vous-même. Ils sont là. Totalement abandonnés à eux-mêmes et surtout ils sont à la merci des briguants, des maladies et de toutes sortes de choses mauvaises... la pédophilie par exemple. Certes, c’est une pratique qui n’est pas encore répandue chez nous, mais malheureusement j’ai rencontré des enfants qui ont été victimes de cela à Libreville. Et vous savez quoi ? le jeune enfant que j’ai rencontré m’expliquait que dans la nuit profonde, dans la zone de la poste, Il a fait la rencontre d’une dame qui, depuis sa voiture, le fit signe de venir vers elle. Ne sachant rien de ce qui l’attendait, il s’en alla vers cette dame qui l’invita à venir avec elle prétextant qu’elle allait lui offrir de quoi manger et de l’argent s’il en voulait (proposition alléchante !). Après avoir manger à satiété et copieusement bu toutes sortes d’alcool, évidemment le petit était devenu ivre… imaginez la suite… des hommes accompagnés d’autres femmes d’un certain âge ont abusé de cet enfant de 11 à 13 ans environ. Tsouooo!

J’avais du mal à lui demander de continuer, mais il racontait ces faits avec beaucoup de légèreté à mon goût, comme s’il ne mesurait pas la gravité de ces faits et pourtant il savait que c’était mauvais. A la fin, il me dit ceci : « fais attention lorsque tu te promène dans la nuit, parce qu’il y’a des gens mauvais qui cherchent à faire du mal aux autres… »

Chers amis, ce témoignage n’a fait que me révolter davantage contre ce fléau. J’ai donc décidé fermement de m’engagé dans la lutte. J’ai créé une association encore toute jeune qui s’organise pour vaincre ce fléau : l’association Ekklésîa. Les moyens nous manquent pour poser des actes de grandes envergures, mais nous faisons confiance à Dieu qui, au moment venu, agira à travers nos mains pour ces enfants.

Si nous ne faisons rien pour stopper le fléau des enfants abandonnés les conséquences risquent d’être affreuses dans les années avenir. Des folies comme la pédophilie risque de s’enraciner – elle a d’ailleurs commencé ; qui pouvait imaginer ce phénomène au Gabon… vous n’y croyez certainement pas jusqu’à présent, mais c’est vrai ! Chers parents, vous qui avez des enfants qui fréquentent les écoles de la ville, si nous ne faisons rien contre ce phénomène, même vos enfants peuvent subir des conséquences car ces autres enfants, abandonnés à eux-mêmes, qui se plaisent dans la rue peuvent facilement approcher les vôtres. Et si c’est le cas avez-vous imaginé ce que peuvent faire ces enfants aux vôtres…, je n’ose pas y penser. Arrêtons ce fléau. Organisons-nous. Recueillons ces enfants dans des structures appropriées et apportons-les l’amour qu’ils n’ont jamais eu. Mais comment faire pour commencer… that’s the question ! ! ! ! !