Les autorités gabonaises ont annoncé vendredi le lancement d'une vaste opération de police dans la capitale Libreville pour lutter contre "la recrudescence de l'insécurité".
"Des personnels de l'ensemble des forces de Défense seront déployés dans la ville de Libreville et ses environs, pour assurer une meilleure sécurité des personnes et des biens en cette période de rentrée scolaire", a indiqué le ministère gabonais de la Défense dans un communiqué.
Cette opération, déclenchée "sur instruction" du président Omar Bongo, actuellement en voyage officiel en Asie, se traduira par "des patrouilles qui auront lieu de jour comme de nuit", est-il ajouté.
Outre les traditionnels contrôle d'identité, les autorités soulignent que "tous les véhicules en circulation seront astreints aux contrôles des forces de sécurité".
Le ministère de la Défense, dirigé par un fils du chef de l'Etat, Ali Bongo, a présenté "par avance" ses excuses pour "les désagréments que ces opérations de contrôle pourraient occasionner".
Mais il a aussi appelé "au civisme et à la coopération des uns et des autres", avertissant que "tout refus d'obtempérer pourrait entraîner l'usage des armes à feu dont seront munies les forces de l'ordre".
Depuis plusieurs années, de semblables opérations sont régulièrement organisées au Gabon, pays d'Afrique centrale d'un million d'habitants, qui a connu au cours des 15 dernières années un recrudescence de l'insécurité.
Elles se traduisent par d'omniprésents barrages de police et de gendarmerie, souvent décriés par la population en raison du racket auquel se livrent certains représentants indélicats des forces de l'ordre.