Un syndicat d`enseignants rompt la trêve sociale au Gabon


Libreville, 04/10 - Un syndicat d`enseignants gabonais a rompu la trêve sociale conclue le 26 septembre 2003 en empêchant l`accès à quelques établissements scolaires de Libreville, la capitale, et en barricadant les bureaux administratifs desdits établissements, a-t-on appris vendredi de source proche du ministère gabonais de l`Education nationale.

Selon le ministre gabonais délégué à l`Education nationale, Frédéric Massavala Maboumba, des militants de la Fédération des syndicats des enseignants de l`éducation nationale (FESEENA) bloquent depuis quelques jours l`accès de sept de 110 établissements scolaires que compte la capitale gabonaise.

Le leader de ce syndicat, Daniel Kombé-Lekambo, avait annoncé lundi dernier son retrait de la trêve sociale qu`il avait signée le 26 septembre avec le gouvernement, le patronat et d`autres syndicats.

Ce syndicat entend protester contre une volte-face du gouvernement qui a annulé, à la demande d`un autre syndicat enseignant, les nominations de nouveaux directeurs d`écoles dans certains établissements.

"Le gouvernement ne doit pas être à la remorque d`un syndicat", a dit M. Kombe-Lekambo.

"L`autorité de l`Etat ne se négocie pas", a pour sa part rétorqué le ministre Massavala Maboumba.

"Le calme doit être rétabli dans les établissements scolaires concernés afin de permettre aux enfants de démarrer tranquillement leur année scolaire", a-t-il ajouté, menaçant de faire intervenir les forces de l`ordre.

Les partenaires sociaux et le gouvernement gabonais ont signé une trêve sociale de 3 ans, pour résoudre les conflits par la négociation et non par la grève, en raison de la crise économique qui frappe ce pays d`Afrique centrale de 1,2 million d`habitants