Le mot "SIDA" est l'acronyme de Syndrome de l'Immuno-Déficience Acquise.
Les premiers cas de SIDA ont été déclarés aux Etats-Unis en 1981. Cette maladie se développe suite à l'infection par un virus appelé Virus de l'Immuno-déficience humaine ou VIH,en anglais HIV (Human Immunodeficiency Virus). Plus de vingt ans après, l'épidémie du SIDA s'est étendue au monde entier, avec des conséquences humaines, économiques et sociales catastrophiques.
Le VIH se transmet principalement par voie sexuelle. En l'absence de traitements pour atténuer l'effet de l'infection au VIH, le sida se déclare plus ou moins rapidement.
Il n’existe actuellement aucun médicament qui permette de guérir du SIDA. Cependant les médicaments antirétroviraux (ARV) permettent de ralentir le développement du virus dans l’organisme et donc de retarder ou diminuer l’impact de l’immunodéficience et des maladies opportunistes.
Le SIDA consiste en un ensemble de symptômes (Syndrome) qui est la conséquence de l'infection au VIH. Le VIH détruit progressivement les cellules du système immunitaire qui devient incapable de défendre l'organisme face à toutes sortes de bactéries, virus, parasites, champignons, et à la multiplication de cellules cancéreuses (Immuno-Déficience).
Par opposition à d'autres déficiences de l'immunité qui sont héréditaires, le SIDA fait suite à une infection par un virus qui se transmet de personne à personne (Acquis).
Les maladies dont souffrent les personnes atteintes de SIDA sont appelées infections opportunistes, car elles sont causées par des germes qui profitent de la dégradation du système immunitaire pour causer des maladies souvent mortelles, ces mêmes germes étant inoffensifs chez les personnes en bonne santé.
Lorsqu'on a détecté, par un test de dépistage des anticorps du virus, qu'un personne est porteuse du VIH, on dit que cette personne est séropositive (au VIH). Toutes les personnes séropositives ne sont pas nécessairement malades du SIDA, qui est le dernier stade d'évolution du long processus qu'est l'infection au VIH.
Comment se transmet le virus du sida ?
• Par les rapports sexuels
Le plus souvent, on est infecté par le VIH en ayant un rapport sexuel sans protection avec une ou un partenaire porteuse ou porteur du virus. Le virus peut entrer dans le corps en traversant les muqueuses du vagin, de la vulve, du pénis, du rectum ou de la bouche, lors des rapports sexuels.
• Par le sang
Le VIH se transmet aussi par le sang infecté. Avant l'application systématique du dépistage du VIH lors des dons de sang et l'introduction de techniques de traitement des dons du sang par la chaleur pour en éliminer les virus, le VIH pouvait se transmettre par une transfusion de sang ou de produits dérivés du sang. Aujourd'hui, grâce à l'introduction de ces techniques, le risque d'infection au VIH suite à une transfusion de
sang ou de produit sanguin est quasi nul.
• Par le matériel (aiguilles, seringues, lames, etc.) contaminé
Le VIH est souvent transmis entre les personnes qui s'injectent de la drogue en partageant un matériel d'injection souillé, même par de très petites quantités de sang d'une personne
porteuse du virus. Les infections causées par
des piqûres accidentelles avec du matériel d'injection (ou d'autre matériel médical) contaminé sont heureusement beaucoup plus rares.
• De la mère au nouveau-né
Les femmes séropositives peuvent transmettre le VIH à leurs bébés pendant la grossesse, au cours de l'accouchement, ou pendant l'allaitement. Environ un quart, voire un tiers, de toutes les femmes porteuses du VIH transmettront l'infection à leur bébé, en l'absence de traitements anti-VIH. Si la mère prend un médicament anti-VIH (comme l'AZT, ou la névirapine, par exemple) au cours de la grossesse, elle réduit énormément le risque de voir son bébé naître porteur du virus. Grâce à cette forme de traitement et à la pratique d'accouchement par césarienne, le risque que le bébé naisse porteur du virus est d'environ 1%. On recommande fortement aux mères séropositives de ne pas allaiter leurs nouveaux-nés, car le lait maternel est aussi un mode de transmission du virus.
• Ce qui ne transmet pas le VIH
La recherche scientifique a découvert des traces de VIH dans la salive de personnes séropositives mais il n'existe aucun cas scientifiquement prouvé de transmission du VIH par la salive. Des études en laboratoire ont prouvé que la salive a des propriétés naturelles qui limitent la capacité de transmission du virus. Aucune recherche n'a réussi à prouver que le virus du sida pouvait se transmettre par les baisers, même profonds. La recherche scientifique n'a documenté aucun cas de transmission du VIH par la sueur, les larmes, l'urine ou les excréments.
Des études faites dans des familles où vivent des personnes séropositives ont clairement montré que le VIH ne se transmet pas par simple contact, ou en partageant les couverts, les linges ou la literie. Le VIH ne se transmet pas non plus par l'eau des piscines, les téléphones, les boutons de porte ou les sièges de WC. Les piqûres d'insectes (moustiques, punaises, puces, etc.) ne transmettent pas le VIH.
Le test du sida, comment ça marche ?
À ses débuts, l'infection au VIH ne provoque en général aucun symptôme. C'est pour cela que la seule façon de savoir si une personne est véritablement infectée par VIH c'est de pratiquer un examen biologique appelé communément "test de dépistage du sida". La méthode la plus courante pour diagnostiquer le VIH dans le sang est de cherher les anticorps au VIH. Les anticorps sont des protéines qui apparaissent lorsque l'organisme est en train de lutter contre un infection spécifique. Dans le cas du VIH, les anticorps apparaissent dans une période de un à trois mois suivant l'exposition et l'infection au VIH. Grâce à un perfectionnement technique considérable, les test d'anticorps peuvent produire un diagnostic fiable à 99% du VIH dans les trois à cinq semaines suivant l'exposition.
Détails sur le test des anticorps
Le test de dépistage des anticorps le plus utilisé est le test ELISA ou EIA. Il détecte les anticorps au VIH dès que l'infection a eu lieu. Grâce à sa sensibilité élevée, ce test ne donne que très peu de faux résultats négatifs. On associe généralement à tout résultat positif au test ELISA, un deuxième examen biologique, le Western Blot, qui est plus spécifique mais moins sensible (s'il était utilisé seul, il donnerait trop de faux résultats négatifs). Un faux résultat positif est une chose assez rare. Dès qu'un résultat positif apparaît au test ELISA, Western Blot suffit en général pour le confirmer.
Dépistage du VIH chez l'enfant et le nouveau-né
Les enfants nés d'une mère séropositive peuvent être séropositifs ou séronégatifs mais, à la naissance, tous portent en eux les anticorps de leur mère pour une durée de plusieurs mois. Les tests d'anticorps ne donneront un diagnostic fiable que dans les dix mois suivant la naissance. A ce moment, le bébé se sera débarrassé des anticorps de la mère et, s'il est infecté, aura produit les anticorps propres à son infection. Les nouvelles technologies de dépistage permettront sans doute de dépister le VIH chez l'enfant dès le troisième mois.
Comment se protéger du SIDA?
A l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement qui permette de guérir du VIH/sida. Certes,
les trithérapies mises au point fonctionnent et ralentissent l'évolution de la maladie, mais
aucun vaccin, aucun médicament n'empêchent la transmission du virus: la prévention reste donc
le seul moyen de se protéger et de protéger les autres contre le VIH/sida.
On a beaucoup parlé du "safer sex" - sexeà moindre risque - et "safer use" - usage à
moindre risque - pour définir différentes mesures permettant de limiter les risques
de transmission. En règle générale, c'est faire en sorte que les liquides contaminants
(sang, sperme, menstruations et sécrétions vaginales) ne pénètrent ni dans votre corps ni dans celui de votre partenaire.
Cela implique:Pour les personnes qui s'injectent des drogues, de ne pas partager leur matériel : avoir
sa propre seringue, sa cuillère, son eau, son coton (cette pratique empêchant également
la transmission d'autres infections dont les hépatites).
Pour les personnes sexuellement actives, d'utiliser un préservatif avant tout contact sexuel : pas de pénétration, vaginale ou anale, sans préservatif.
Pour le sexe oral, pas de sperme ou de sang des règles dans la bouche, ne pas avaler de sperme ou de sang.
L'abstinence complète, qu'il s'agisse d'injection de drogue ou de relations sexuelles, constitue également une protection efficace.
Le "safer sex", s'il est pratiqué correctement, protège non seulement d'une infection au VIH-sida, mais encore d'autres maladies sexuellement transmissibles (ou MST).
Il faut reconnaître que l'utilisation du préservatif reste un sujet difficile - difficile d'en parler, difficile d'en mettre- et que la pratique du sexe à moindre risque nécessite un dialogue et une coopération des deux partenaires, mais il faut surtout rappeler que de ne pas employer de préservatif lors de rapports sexuels vous soumet vous et votre partenaire à un risque d'exposition direct au VIH/sida et à d'autres MST.
En cas de non-emploi, et même sans éjaculation, un risque de transmission existe: que l'on soit "actif" ou "passif", les pénétration vaginales ou anales provoquent des micros lésions sur les parties muqueuses par lesquelles le virus peut se transmettre.
En cas de non-emploi, la responsabilité est partagée et chaque partenaire aura à assumer les conséquences de son comportement. La prévention passe également par la communication et les relations, indépendamment de leur nature, devraient être un cadre dans lequel on a le droit et le choix d'exprimer ses craintes autant que ses envies et ses besoins.