Causeries
Abstinence, fidélité ou port du préservatif



Edith-Lucie Bongo Ondimba a expliqué à l'assistance qu'en l'état actuel de la recherche, aucun traitement ne permet de guérir du Sida et que la seule voie royale permettant d'éviter d'attraper cette maladie demeure l'abstinence, la fidélité ou, lors des rapports sexuels, le port du préservatif.

TOUT est bien qui finit à Lambaréné où la caravane nationale d'information et de sensibilisation sur le Sida, initiée par le comité technique Opdas-Gabon, sous la direction de la Présidente de l'Organisation des premières Dames d'Afrique contre le VIH/Sida (Opdas), Edith-Lucie Bongo Ondimba, vient de boucler la 5e étape de son périple interprovincial.

Et, à l'instar des quatre précédentes étapes, les causeries avec les populations ont été, une fois de plus, l'une des activités-phares de la caravane, au regard de l'engouement constaté autour de celle-ci et du temps investi par Edith- Lucie Bongo Ondimba pour échanger avec ses hôtes sur la préoccupante question du Sida.

Au total, ce sont donc deux causeries distinctes qui ont réuni, sur l'esplanade de la résidence du gouverneur, Jean-Marie Beka b'Obame, jeunes et adultes de la ville de Lambaréné.

Le coup d'envoi de ces entretiens a été donné par la présidente de l'Opdas qui, peu avant, a remercié les responsables politiques et administratifs du Moyen-Ogooué pour avoir permis, grâce à leur implication et leur mobilisation, la tenue de cette 5e étape. Pour Edith Lucie Bongo Ondimba, une telle organisation est la preuve que les populations migovéennes ont adhéré à l'idée selon laquelle la caravane de l'Opdas fait oeuvre utile dans la lutte contre le Sida.

Dans la foulée, elle a tordu le cou à certains adeptes de l'intoxication, soulignant due l'organisation crû elle préside n'a nullement l'intention de se substituer aux pouvoirs publics, mais souhaite simplement apporter sa contribution à la lutte contre le Sida, la réussite de celle-ci nécessitant une multitude d'acteurs.

Edith-Lucie Bongo Ondimba a, de ce fait, insisté sur les motivations qui fondent son action à la tête de l'Opdas, déclarant que «C'est parce que nous avons affaire à un ennemi redoutable». Un ennemi qui, si on n'y prend garde, risque de causer un accident démographique au sein de la population gabonaise, tant cette maladie s'attaque non seulement en priorité aux jeunes mais encore au renouvellement de la population.

ACTEUR PRIVILÉGIÉ• Se voulant pragmatique, la première Dame du Gabon s'est appuyée sur les statistiques des années antérieures qui faisaient du Gabon l'un des pays les moins atteints du continent africain, avec notamment une faible prévalence. Pourtant, une vin e d'années plus tard, la situation de la sérologie s'est considérablement dégradée dans la plupart des pays. Au Gabon particulièrement, cette prévalence enregistre aujourd'hui un pic de l'ordre de 7,7%. Toute chose qui prouve bien que la maladie est en nette progression et mérite que l'on y prête une attention soutenue.

C'est donc au regard de cette situation préoccupante que les épouses des chefs d'Etat, au sein de l'Opdas, ont décidé unanimement de dire non au Sida en s'engageant pleinement dans le combat contre ce fléau.

Reste que, pour Edith-Lucie Bongo Ondimba, la victoire de ce combat n'est possible que si chaque individu s'approprie cette lutte en devenant un acteur privilégié.

Pour ce faire, elle a invité les populations à saisir l'opportunité de la présence de la caravane à Lambaréné pour se faire éclaircir certaines zones d'ombre dans le domaine de la pandémie, l'ignorance étant à juste titre considérée comme l'un des facteurs favorisant la propagation du virus à l'échelle nationale.

Dans l'ensemble, cette activité a suscité un réel engouement et une véritable passion, aussi bien chez les jeunes due les adultes. Lesquels, parfois à travers des questions assez osées ou relevant du hors-sujet, ont pris d'assaut le micro pour faire état de leurs préoccupations dans le domaine de la compréhension de la pandémie et les moyens de la gérer.

Mais, maîtrisant parfaitement son sujet, Edith-Lucie Bongo Ondimba ne s'est pas usé d'échappatoires, donnant chaque fois une réponse, avec des mots justes, aux interrogations formulées par l'assistance.

Une assistance à laquelle elle a expliqué qu'en l'état actuel de la recherche scientifique, aucun traitement ne permet encore de guérir du Sida, contrairement à des idées fausses répandues ici et là. Et qu' à ce titre, l'abstinence et la fidélité, qui n'engendrent du reste aucun coût financier; constituent la voie royale pour se protéger -de la maladie, la possibilité de l'usage du préservatif étant par ailleurs offerte à ceux-là qui, ont des rapports sexuels à risque.

Mme Bongo Ondimba a été relayée dans ce message par le directeur du Programme national de lutte contre le Sida (PNLS), le Dr Gabriel Malonga Mouélet, le pasteur Gaspard Obiang et le Dr Ndong Youssouf, également membres de la délégation de l'Opdas. Les Guignols d'Abidjan, représentés par les célèbres comédiens ivoiriens Michel Gohou et Nastou, ont également mis une touche particulière à travers l'humour.

A noter que l'étape de Lambaréné a été marquée par la présence, outre celle des membres du gouvernement et personnalités originaires du Moyen-Ogooué, des ministres Angélique Ngoma (Famille), Clotaire-Christian Ivala (Travail) et Madame, du gouverneur de la Nyanga, Roger-Valère Ayimambenwé, de l'épouse du Premier ministre, Sophie Ntoutoume Emane et de celle du vice-Premier ministre en charge de la Ville, Angèle Mboumbou Miyakou.


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