Le président Omar Bongo est mort et enterré. Le Gabon traverse actuellement une période de transition dirigée par Madame Rose Francine ROGOMBE, Présidente par Intérim. Période, il faut s’en féliciter , marquée par un calme plat. Il faut souhaiter que cela perdure.

La période de deuil de trente jours vient de se terminer ce mercredi 8 juillet 2009. Commence maintenant une nouvelle ère marquée par la psychose de lendemains incertains et l'espoir de voir enfin les choses bouger.

Un changement réel au niveau des dirigeants du pays et surtout de la méthode Bongo, utilisée pendant près de 42 ans , et qui n'a point permis au pays de prendre de l'envol.

La psychose:

Les habitudes sont tenaces, et le clan Bongo n'entend pas forcément abandonner la direction du pays. C'est Bongo qui est mort, mais pas le système qu'il a mis en place. Une dizaine de ses fidèles se bousculent pour l'investiture. On sait que si certaines candidatures sont justes bonnes pour amuser la galerie, une première bataille va cependant donner le ton à ce qui attend le Gabon de demain: entre l'actuel premier Ministre, l'actuel Ministre des Mines et l'actuel Ministre de la défense nationale, la bataille sera plus que serrée. Le choix qui sera celui du comité en charge de cette question risque de créer une scission au sein de l'appareil. Au regard de la composition du comité en charge de la sélection du candidat à l'investiture, il ya lieu de craindre un copinage qui ne dit pas son nom. Le résultat est pratiquement connu d'avance, du moins deux sur les dix candidats pourront en tirer profit. Et si on y regarde de plus près, un seul candidat est donné favoris.

Quelque soit d'ailleurs le candidat retenu, le résultat sera le même : la continuité. Continuer à gérer avec les mêmes méthodes, la géopolitique au rabais, le clientélisme, le fétichisme, le copinage , la pauvreté , la concussion, la dilapidation des richesses du pas, la signature des contrats tel s fer de BELINGA... il faut alors craindre la recrudescence des mouvements de revendication, des grèves, l'instabilité, la violence...
Il faut avouer que quarante deux ans de règne sans partage, on se s'en sépare pas aussi facilement. Les exemples ont légion.

L'espoir de changement
c'est ce que ce peuple souhaite. Voir enfin de nouvelles personnes, avec une nouvelle philosophie, de nouvelles mentalités, une nouvelle vision du monde, une autre conception de la politique, de l'économie, du social, une redistribution plus juste des richesse, un espoir d'un Gabon nouveau...

Cela reviendrait donc à changer de cap.Mais avec qui? une opposition alimentaire qui s'est contentée de "prendre sa part" car dans la vision de la géopolitique du régime PDG, quelques hiérarques se partagent les richesses du pays au détriment du peuple affamé.

Celui qui se fait passer pour un opposant était en réalité celui qui réclamait sa pat du gâteau. Bon l'a si bien compris qu'au soir de sa mort, il n'y avait plus d'oposant à son régime. Tous mangent
à la même soupe, et le peuple lui , se retrouve de plus en plus démunit.

Ce peuple est donc aujourd'hui partagé entre la psychose de voir sa misère se perpétué avec le système actuel, et l'espoir de voir un début de solution, mais avec qui?

La réponse dans les tous prochains jours...