Après leur suspension il y a de cela un an jour pour jour, et comme pour leur rappeler que la suspension n'était qu'un avertissement, le Ministre de l'intérieur et le procureur de la République sont passés à la vitesse supérieure en incarcérant purement et simplement Marc ONA et ses amis de lutte. Cette bande gène visiblement les hommes clés du régime, en tête desquels le Ministre de l'intérieur André MBA OBAME.
Le dernier crime commis par Marc ONA , après l'affaire Bélinga, c'est certainement le fait de s'être mêlé à l'affaire des différentes Plaintes déposées Contre le Chef de l'Etat gabonais en France au début du mois de décembre. Dossier qui irrite tous ceux qui gravitent autour du Chef de l'Etat.
Ci-dessous, l'article que nous avions publié à la même période l'année dernière, comme les faits sont têtus...
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Mercredi 09 janvier 2008 les ONG environnementales montent au créneau pour dénoncer le non respect des engagements pris par l'Etat Gabonais parmi lesquels le non respect de l'environnement, leur déception face à la formation du nouveau gouvernement, la gabégie et la corruption...,
Réaction quelques heures plus tard du ministre de l’Intérieur André Mba Obame, qui annonçait la suspension des associations membres des différentes coalitions devant la presse nationale et internationale, au motif que ces dernières "feraient de la politique" mesure confirmée par le conseil des Ministre du jeudi 10 Janvier 2008.
Ci-dessous, la réaction des ONG incriminées-
De prime abord, nous observons que cette décision repose sur une mauvaise interprétation du terme « apolitique », rattaché à la définition des objectifs de l’association, au sens de la Loi 35/62 portant création, organisation et fonctionnement des associations en République gabonaise.
Or, ce terme permet de distinguer les partis politiques des associations sociales et humanitaires (ONG). De notre point de vue, il s’agit d’une méprise qui, loin d’honorer nos responsables politiques et administratifs, confirme l’urgence d’un changement de mentalité chez nos gouvernants.
Rappelons à toutes fins utiles que se définir apolitique n’est pas forcément se définir comme étant éloigné des sujets ayant trait à la politique ou aux sujets liés au gouvernement d’un pays.
Certes, notre statut d’association nous interdit toute démarche visant la conquête du pouvoir politique, mais aucune norme législative ou règlementaire n’interdit aux associations l’expression de leur opinion sur des questions politiques.
Au contraire, nos engagements respectifs comme organisations membres de la société civile nous obligent à servir d’aiguillon aux pouvoirs publics par la dénonciation, la revendication et la proposition.
Par ailleurs, à l’occasion des joutes électorales et diverses manifestations politiques, on voit toutes sortes d’associations et de groupes de soutien descendre dans l’arène politique. Laquelle de ces associations le ministre a-t-il suspendu ?
Faut-il aussi avoir une mentalité mendiante et lire des appels à candidature ou des motions de soutien pour être autorisé à se prononcer sur les problèmes politiques du Gabon ?
Du reste, les manœuvres visant à phagocyter nos coalitions pour en faire des supplétifs de cabinets politiques n’ébranleront pas notre détermination à revendiquer l’exploitation transparente des ressources du Gabon au profit des populations, exiger la bonne gouvernance et l’équité et la justice sociale.
Sauf à prouver qu’il y a eu trouble à l’ordre public dans notre démarche, cette sanction n’est qu’une tentative de museler nos organisations. De ce fait, nous soutenons que les exigences de bonne gouvernance, de transparence et d’équité sont au centre de l’action d’une société civile libre et indépendante, que nous avons l’audace d’incarner désormais.
Fait à Libreville, le 11 janvier 2008
Pour la Coalition Publiez ce que vous Payez
Environnement Gabon
Marc ONA ESSANGUI
Pour la Coalition contre la vie chère
Christian Richard ABIAGHE NGOMO
Pour la Coalition contre les dérives sectaires
Steeve MVE