D’années en années, un univers vital et commun a été façonné, construit et modelé selon la source d’inspiration des maîtres d’œuvre. C’est ainsi que l’on a nommé monde ce grand espace de vie occupé en partie par des êtres vivants. Le monde est ce grand village planétaire partagé entre eaux, terres, végétation…, le tout permettant et facilitant la cohabitation entre hommes, animaux, poissons, reptiles, végétaux et êtres inanimés. De ce fait, nous nous demandons si ce tracé géographique entièrement dompté façonne, détermine, influence et oriente les êtres ou au contraire, il est une œuvre construite, corrigé et dirigé par les êtres vivants en occurrence les hommes ?
Le monde est ce qu’il fait de nous.
En effet, le monde de par son essence a engendré tout ce qui le rempli, de la plus petite cellule à la plus grande entité. De ce point de vue, il constitue la mère nourrice de tout cet ensemble. A ce titre, il y exerce une pression naturelle et permanente. On parlera entre autre de l’évolution des espèces et de la sélection naturelle, expérimentées par Darwin, la mutation des espèces observée et comprise par les chercheurs. En exemple, nous évoquerons la disparition du dinosaure d’autrefois, la domestication des catégories d’êtres, le cycle de l’évolution temporo-spacial de la vie. Tout vivant obéit au cycle de vie. Que l’on appartienne à l’espèce humaine, animale ou végétale, le monde nous offre la vie et la mort : de tout temps, espace et de toute espèce, on naît, on évolue et on meurt.
Aussi, le monde nous conditionne à ses principes. Il nous garde en vie de par l’oxygène et le dioxyde de carbone réservé à tous suivant la prescription et sa répartition. Le monde nous impose un rythme de vie (rester en éveil pour se réaliser et sommeiller pour se reposer), un univers de vie (terre, eau ou air), une alimentation (les produits de sa terre ou leurs dérivés), un climat (chaud, froid, tropical…), une visée (les hommes construisent et transforment la nature, les autres la conservent et perpétuent leur façon de faire), un genre (masculin et féminin), une couleur (blanc, noir, jaune, rouge).
Le monde est ce que nous faisons de lui.
Le monde peut être comparé à un plateau de repas complet servi et proposé à qui prétend pouvoir avaler le tout. Cette représentation mentale imagée de la chose nous emmène à penser que le monde dans son fondement est mis à la disposition de tous et, chacun selon son bon vouloir et pouvoir de le réinventer.
Les habitants de la terre décident de résider où ils veulent (les hommes dans n’importe quel pays, les oiseaux dans n’importe quel ciel, les poissons dans n’importe quelle mer, les animaux dans n’importe quelle forêt, les végétaux de pousser dans n’importe quel espace…), de créer tout ce qui est à leur portée (des habitations, des produits et des êtres artificiels, la technologie, des accessoires, des remèdes, des éléments constructeurs et destructeurs, l’énergie…), de décider du bien être ou du mal être des entités vivantes (faire des manipulations en laboratoire, intoxiquer ou désintoxiquer…), de communiquer à leur manière (langage parlé, écrit, gestuel ou émettre des sons), de consommer ce qu’ils veulent (être végétariens, carnivore, cannibale, omnivore…), de s’adonner aux activités qui les plaisent (culture de la terre, technicien des eaux, des industries, de surfaces…étudier, faire du sport…), de se maintenir en vie ou de se l’ôter.
En définitive, l’homme, acteur principal du monde a le choix de modeler le monde, de lui donner la couleur et l’éclat qu’il veut, de conserver ou de détruire son équilibre mais aussi de prédire son futur (garder le monde intact, le moderniser…).
De ce qui précède, il nous est difficile de prendre position sur l’interrogation de départ. Il est vrai que le monde est ce qu’il fait de nous parce qu’il exerce une pression, impose un cycle de vie et conditionne l’ensemble de ses occupants. Aussi, il est ce que nous faisons de lui car, en plus de sa composition première l’on y crée tout ce que l’on veut, l’on décide du bien être ou du mal être des uns et des autres, de se maintenir en vie ou non. Le monde est modelable et sa destinée est entre les mains de ses demeurant.
Le monde est-il ce qu’il fait de nous ou ce que nous faisons de lui ?
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