Introduction


La psychopathologie de l’adolescence a pour objectif d’étudier ou d’identifier les différents changements et les différentes pathologies organiques, psychosomatiques, mentales, etc., qui pourraient se manifester au cours de l’adolescence.

L’adolescence vient du mot latin adolecerer qui signifie grandir, c’est une étape transitoire entre l’âge pubertaire et l’âge adulte, qui se traduit par plusieurs bouleversements psychiques liés aux modifications psychologiques de l’individu.

Par ailleurs, parmi les différentes pathologies observées à cette période de la vie, nous relevons la dépression qui occupe une place importante chez l’adolescent.

Ainsi, pour aborder notre thème, nous définissons d’abord le concept de dépression, puis nous en présentons la symptomatologie et nous abordons enfin l’aspect psychologique.


I-Généralités sur l’adolescence et la dépression


A-L’adolescence

L’adolescence est une période délicate de la vie de l’individu qui se manifeste par le désir d’autonomie, une opposition aux idéaux parentaux, une ambivalence de sentiments (ils ne savent pas ce qu’ils veulent, choisir ou ne pas choisir), les troubles de l’humeur (l’apragmatisme, l’irritabilité).


B-La dépression

Généralement, la dépression est définie comme une maladie mentale caractérisée par un modification profonde de l’état thymique, de l’humeur dans le sens de la tristesse, de la souffrance morale et du ralentissement psychomoteur. (cf. Dictionnaire de psychologie, 2000; p.327). On distingue la forme majeur de la dépression appelée mélancolie dans laquelle on note une profonde douleur morale, une perte d’estime de soi et des idées suicidaires. La deuxième forme de la dépression qui recouvre toutes les dépressions réactionnelles et névrotiques, variées quant à leurs symptômes et leur gravité. Cette forme mineur revêt surtout l’aspect d’une quête affective ou d’un sentiment d’échec.



II-Clinique de la dépression


Certains adolescents ont du mal a s’adapter à tous ses changements et ses facteurs de vie différents. Des signes importants vont apparaître et marquent le début de la pathologie dépressive. En effet, la réserve, le retrait et la tristesse de la dépression sont l’envers de l’exubérance, de la vivacité et de l’audace qui provoque habituellement l’entourage. Ces manifestations détournent les adolescents du goût de ce qui fait le commerce du monde adulte. Elles les maintient dans une réserve dans laquelle certains voient un manque de volonté, une maladie ou la mise en cause d’une société dont les compromis susciteraient le dégoût.

Par ailleurs, fondamentalement, la dépression se manifeste par :

les troubles de l’humeur :
ennui et irritabilité avec les parents qui s’étend à tout le monde ;
Agressivité, impulsivité, inhibition, désinvestissement des loisirs, retrait social.
Généralement, le dialogue est difficile chez ces adolescents pour qui on note une fréquence de pleurs.
les troubles somatiques :
A cet effet, on note les troubles du sommeil, les céphalées, anorexie très marquée chez la plus part des adolescents dépressifs, mais, à l’inverse, on relève un comportement boulimique chez d’autres.

Les troubles du comportement alimentaire (régime – boulimie) et les préoccupations organiques avec demande de soin chez les médecins sont plus fréquents chez la femme que chez l’homme, ce qui n’empêche pas le garçon de se préoccuper de son aspect et de sa petite personne.

La particularité de l’humeur de l’adolescent est sa variabilité. Les épisodes durent de quelques jours à un ou deux mois. Ces épisodes sont comportementaux. L’adolescent affronte ses parents le plus souvent, mais a de bonnes relations avec les adolescents de son âge et leurs parents.

les troubles anxieux :
On observe une variété de troubles névrotiques, telles que les phobies sociales, les attaques de paniques, les obsessions et rituels avec troubles obsessionnels compulsifs (T.O.C.).

Par ailleurs, on relève la fréquence d’idées suicidaires chez l’adolescent dépressif ;

les troubles idéatoires :
Ici, il va falloir mettre en évidence que l’adolescent ne va pas bien alors que la plupart du temps il affirme que « tout va bien ».



III-La psychopathologie

L’adolescence est vécu sous l’empreint de la réactivation de la sexualité infantile : agressivité pour le parent de même sexe, menaces incestueuses, culpabilité. La problématique de l’oedipe refait surface et fait place à une forte tension psychique.

La puberté est un passage imposé par les modifications du corps, à la fois l’objet de regret par rapport à l’enfant et des craintes relative à la réalisation de l’acte incestueux. Ceci inaugure une période de deuil car l’adolescent doit renoncer à son corps d’enfants, à ses illusions ; il va devoir faire le deuil de ses relations parentales. Les variables comportementales dépressives s’expliquent alors, car il doit porter son deuil.

Les transformations pubertaires imposent à l’adolescent de tenir compte de ce changement brutal dans la logique de son identité, de ses projets, de ses désirs. L’angoisse est justifiée par la crise identitaire chez le sujet qui ne reconnaît plus son corps d’enfant et de surcroît se sent étranger à ce nouveau corps qui s’affiche.
En revanche, pour faire face à l’étrangeté du nouveau monde, l’adolescent va mettre en place des stratégies anti-dépressive sous forme de mécanismes de défense, notamment :

le repli narcissique : c’est une période ou l’adolescent essaye de s’habituer à son corps qui évolue. Il tente de reprendre le contact et contrôle de son corps. Son seul moyen d’action est sur ces phanères ;
la régression : Ici, l’adolescence est une période de refus de la sexualité et de régression orale (manger, fumer, grignoter);
l’hyperactivité : celle-ci va permettre à l’adolescent de ne pas ou de ne plus penser aux différentes transformations qui surviennent ;
L’identification au groupe : a cette période, l’adolescent s’identifie à ses paires dans la manière de se vêtir, de marcher, de parler.



Conclusion


De cette littérature qui précède, retenons que, l’adolescence est une période de la vie très sensible. Les multiples modifications tant physiologiques que psychiques qui surviennent sont souvent difficiles à vivre pour l’adolescent et peuvent être source de nombreuses pathologies notamment la dépression. La problématique de oedipe refait surface et fait place à une forte tension psychique. Pour établir l’équilibre, plusieurs mécanismes de défense sont mis en place tels que le repli narcissique, l’identification au groupe etc.

Toutefois la prise en charge des adolescents dépressifs s’avère nécessaire (chimiothérapie et psychothérapie), pour éviter un éventuel suicide.



Présenté par : Ala demande de :

1-DELICAT ASSAMBOU Stenn Mme MATAMBA 2-IGNANGA Prisca Laure
3-MIKOTO Carole
4-NZOUTSI Laure
5-REVAZA ADJENDJA Elvire
6-YABA ZOGHO Eveline


Année académique 2005-2006